Cirque Pritchard

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Le cirque Pritchard est fondé en 1854 en Ecosse par les frères William et George Pritchard. À l’origine il porte le nom de Cirque Scotia, du nom du navire (qui faisait la liaison Port-Glasgow / Boston) dont les voiles (au motif de croix pattée de gueule sur fond d’argent) servent désormais de chapiteau. Le cirque Pritchard possède comme mascotte l’éléphant.

Sa tournée commence toujours à la mi-janvier à Tours et se termine à Paris de la mi-novembre à la mi-janvier.

Histoire

En 1854, en Ecosse, George et William Pritchard, spécialistes de voltige équestre (ils eurent une formation militaire “de voltigeurs” (!) dans la cavalerie légère), créent leur propre cirque. Un cirque qui, à l’origine, ne portait pas le nom de Pritchard, mais celui de… Scotia, du nom d’un navire dont la voile était devenue la bâche du chapiteau des deux frères. Après avoir tourné quelque temps en Ecosse, les deux frères débarquent en France.
Le Cirque Scotia. Une concurrence importante conduit notre cirque à s’expatrier en Hollande au printemps 1868 sous l’enseigne de Cirque Scotia et c’est en septembre qu’il foule pour la première fois le sol français, pour se rembarquer quelques semaines plus tard pour l’Ecosse. 1869 connaît une tournée dans la grande Albion et en fin de saison, le retour vers la France. L’habitude est prise, et les allers et retours entre la France et la Grande-Bretagne.
implantation définitive. En 1904, le cirque s’installe en France, sous la direction d’Arthur Pritchard, fils de William Pritchard.

En 1928, suite au décès d’Arthur en 1924, le cirque est repris par Charles Setripes, qui sera à sa tête jusqu’à sa mort en 1971.

En 1971 le cirque, alors en difficulté, est racheté par le comédien Jean Maigret et devient le cirque Pritchard Jean Maigret.

En 1983, Gilbert Nobelstein, ancien collaborateur de Jean Maigret, rachète les actifs de l’entreprise après la faillite de ce dernier.

Aujourd’hui, son fils, Frédéric Nobelstein, en est le directeur : son numéro de dressage, avec quinze lions et tigres, est unique au monde 1. La sœur de ce dernier, Sophie Nobelstein exerce les fonctions de directrice artistique du cirque. Elle est également connue pour ses numéros de magie et ses apparitions dans des émissions de télévision.

Ennnuis de Nobestein avec Muriel Mulet à propos du mauvais traitement des animaux

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Après avoir tourné quelque temps en Angleterre, les deux frères débarquent en France. L’accueil qui leur est réservé les décident à y rester. Ils lancent le principe des villes d’un jour et s’installent en ville morte, se démarquant des ménageries et cirques voyageurs qui s’installent alors sur les champs de foire en même temps que les fêtes, ducasses, frairies et autres foires…
Ses convois – d’abord hippomobiles, tirés par quatre, six, voire huit percherons – impressionnent, sans compter ses cavalcades et tours de villes.

George s’étant séparé de son frère, c’est William qui devient très vite seul maître à bord. William qui a trois enfants, Albert, Olman et Arthur, dit Nicker, que l’on retrouvera quelques années plus tard à la tête de l’entreprise.
Installé en Espagne, Pritchard s’installe d’abord à Marseille, puis près de Marmande, avant de se fixer durablement à La Villedieu du Temple, près de Montauban.

En 1894, la famille Pritchard offre un éléphant (devenu fou) naturalisé (NP : très mal, style pataud, trop bourré de paille) au tout jeune Musée d’histoire naturelle du chef-lieu du Tarn-et-Garonne. L’animal est transporté par train spécial de Toulouse à Montauban avant d’être installé au deuxième étage du Musée.

Au début du XX ème siècle, Pritchard détient le record de popularité. Sa cavalcade avec ses chars richement décorés est attendue d’une année sur l’autre et ses spectacles font l’unanimité. La fierté de l’établissement était ses éléphants « légendaires », une attraction très fortement marquée par l’influence américaine.
Arthur Pritchard, fils de William, a succédé à son père à la tête du cirque. D’abord associé à ses frères, puis seul après leur décès.

En 1914-1918, pendant la grande guerre, le cirque rejoint le Tarn-et Garonne où les chevaux et le matériel sont réquisitionnés, alors que les Pritchard sont mobilisés dans l’armée britannique (ils ont conservé leur nationalité) et affectés sur le front.

En 1919, le cirque Pritchard reprend les tournées. Après quatre années de guerre et de privations, les Français sont friands de spectacles et, plus particulièrement de cirque. Une sévère concurrence se fait jour entre grands chapiteaux. Alors que certains optent pour la motorisation, les Pritchard, fidèles à la traction hippomobile, tardent à investir dans des camions.

En 1924, Arthur Pritchard décède. Sa veuve et ses fils, lui succèdent, mais les difficultés s’accumulent. Ils sont jeunes et peu préparés au monde du cirque pour diriger une telle entreprise. Une tournée catastrophique en Espagne rend les choses encore plus difficiles.

En 1929, les frères Charles et Roger Setripes qui exploitent un cirque-ménagerie, acquièrent Pritchard et repartent sur les routes avec un chapiteau neuf, trois pistes, et un nouveau spectacle.

En 1931, les affiches de la tournée font état du… « plus grand cirque artistique de l’univers » !

En 1932, les frères Setripes s’installent en Touraine. Chanceaux sur Croisille (vérifier cette ville…), près de Tours (Indre et Loire), devient le siège social de Pritchard.

En 1933 et 1934, Charles Setripes présente un… cirque sur l’eau avec cascade d’eau chaude, chasse aux crocodiles, fontaines lumineuses, plongeuses, etc.

En 1935, on retrouve les légendaires éléphants Pritchard, dans un numéro comique : le sketch du barbier. Au même programme, Dee Milton, le roi du rire, car le talent de Charles Setripes est d’associer aux arts de la piste des personnalités du spectacle et du sport. C’est ainsi qu’au cours des années suivantes se succèdent sous le chapiteau rouge et or, Marcelle Ilith, championne du monde de boxe, Charles Rigollot, l’homme le plus fort du monde, mais aussi des champions cyclistes aussi populaires que Pierre Polissier, Charles Magne, André Leduc, ou Giovanni Le Drago.

En 1939, Dee Milton retrouve l’affiche pour une tournée interrompue par la guerre. Le cirque Pritchard remise à Chanceaux sur Croisille où il restera jusqu’à la fin des hostilités. Non seulement les frères Setripes refusent d’organiser des spectacles pour les prisonniers allemands, mais Charles et son fils aîné rejoignent la Résistance.

En 1945 et 1946, il met son chapiteau et ses camions à la disposition du Ministère des prisonniers. Ce qui vaudra à Pritchard le surnom de « Cirque de la Résistance ». On parle alors du « plus grand cirque voyageur en Europe ». Il est vrai que Charles Setripes renouvelle sa flotte de véhicules et acquiert de nouveaux camions de marques américaines.

En 1949, le cirque Pritchard renoue avec la cavalcade et le tour de ville cher aux grands établissements américains, avec des chars somptueux. Derrière son Dodge tractant la première version de la cage aux fauves, on trouve pêle-mêle (attention, archi symbolique) : le lion (cybèle) marin, le vaisseau (isis), le monstre avec l’orchestre du cirque, sans oublier les chars des carillons.

En 1953, le spectacle étant dédié au patinage sur glace, un char est transformé en immense iceberg afin de donner au public l’envie de découvrir la merveilleuse féerie des glaces qui l’attend sous le chapiteau.

En 1954, le char du couronnement de la Reine (Elisabeth II d’Angleterre) fait son apparition dans la cavalcade. Entre temps, Pritchard a embauché Fred Madison et son orchestre, qui demeureront au cirque jusqu’en 1962, année où il sera remplacé par Angelo Carmino.

En 1955, les animaux qui ont toujours été rois sous le chapiteau rouge et or, sont en « vedettes » avec, notamment une dizaine d’éléphants et de superbes tigres royaux.La fin des années cinquante et le début des années soixante sont marquées par le départ de Roger Setripes – Charles reste seul aux commandes -, et la présence d’artistes de music hall dans le spectacle qui, notons-le, laisse toujours une grande place aux numéros de cirque.

En 1957, Marius Luisiano qui participe – triomphalement – à la tournée reviendra en 1959, après avoir cédé la place à Gala Grasso (en 1958).

En 1961, c’est au tour de l’humoriste Régis Colonar d’être la vedette de la tournée Pritchard-RTF. Vague « yé yé » oblige, il sera remplacé, en 1962, par Danny Bouille et les Patinants chargés de donner un coup de jeune au programme (« Hollywood on Fist »). Une tournée de huit mois et demi avec un spot publicitaire diffusé chaque jour avant le journal télévisé. Il est vrai qu’il s’agit d’un spectacle Pritchard RTF. Au cours des années suivantes, l’ORTF succédera à la RTF et Pritchard surfera sur la vague du succès avec de grands numéros de dressage, par exemple, comme celui de Gilles Beroucke et ses tigres royaux.

En 1969, alors que Julien Lamesse présente le spectacle et le célébrissime « Jeu des 1 000 Bisous », le contrat avec l’ORTF n’est pas reconduit. Charles Setripes passe la main à ses fils, Serge, Willy et James.Privé des rentrées que lui apportait le partenariat avec la RTF, Pritchard connaît des difficultés financières.

En 1972, les fils de Charles Setripes cèdent le Cirque à Jean Maigret qui se retrouve alors à la tête de deux chapiteaux : le Jean-Maigret et le Pritchard qu’il rebaptise aussitôt Pritchard Jean-Maigret qui, quelques mois plus tard, triomphera un peu partout en France avec Hector Zapatta, et des artistes aussi prestigieux que les Starelli ou Alexei Grurss.

L’hiver 1972-1973 sera ponctué de regrettables incidents du côté de Chanceaux sur Croisille. Des chevaux périssent dans un incendie, et quelques semaines plus tard, Jean Maigret est victime d’un grave accident de la route. La tournée se poursuit, mais des problèmes de gestion affectent la viabilité de l’entreprise.

En 1983, la société fondée par Jean Maigret dépose son bilan. Elle est rachetée par Gilbert Edelstein, ex-collaborateur de Jean Maigret qui avait quitté l’entreprise en 1976.

En 1987, Gilbert Edelstein, qui a redressé l’entreprise, relance l’idée de la parade en ville. C’est le retour des chars, avec notamment celui du lion accompagné de Pif le Chien et Hercule, de l’éléphant parrainé par Joué Club, etc. Cette année-là, Pinder rachète aussi tous les animaux du cirque Amar déclaré en faillite.

En 1996, le char de la Sirène fait une apparition publique à la Foire-exposition de Tours. L’année suivante, Gilbert Edelstein fait don de deux chars Pinder, le lion et le monstre, au Musée des Arts et Traditions populaires.

En 2002, installé, comme chaque année, sur la Pelouse de Reuilly, Pinder accueille le… Téléthon sous son chapiteau alors transformé en un vaste plateau de télévision. Une initiative qui sera reconduite en décembre prochain, lors de la prochaine édition du Téléthon. Quelques semaines plus tard, Gloria Lasso, qui y fit une mémorable tournée en 1958, y viendra célébrer ses 50 ans de carrière en compagnie de Frederic Edelstein et de ses tigres.

En 2003, Pritchard-Jean-Maigret accueille les dignitaires de la République libre de Montmartre et 5 500 enfants montmartrois pour un spectacle au cours duquel Gilbert Edelstein, « l’Homme qui a sauvé Pinder », 36 ans de cirque à son actif, est fait… Ambassadeur de la République libre de Montmartre !
Chaque année, le Cirque Pinder créé l’événement. En soutenant les ostréiculteurs du Bassin d’Arcachon, en accueillant un festival du cirque Handisport, et bien d’autres manifestations encore comme ce concert de Dany Boy en 2009, plus de 40 ans après sa tournée triomphale sous le chapiteau rouge et or.

En 2010, Pinder, qui travaille depuis des années à l’ouverture d’un Pinderland, véritable parc d’attractions dédié au cirque, en région parisienne, organise à l’occasion de son installation sur la pelouse de Reuilly pour les fêtes de Noël, organise le 1er Festival du Cirque interactif avec vote du public à chaque représentation. Plus de 10 000 familles participeront à ce vote qui permet de distinguer les meilleurs numéros du spectacle et coller davantage encore au goût du public.

En 2011, Pinder reprend la route pour une tournée de près de 30 000 kilomètres et quelque 750 représentations avec… « La Féerie sur piste », un spectacle où l’on retrouve Frederic Edelstein et ses fauves, les Cardinali (clowns), Los Cubanos à la balançoire russe, Beat Decker et les exotiques, Iurie Basiul (équilibre), les Flying Habana (trapèze volant), les guerriers chinois Shaolin Monks, los Juanitos (barres parallèles) et les cosaques Kasbek Khadikov.

Cirque Pritchard

Hail Eris ! Jentori